Les nouveaux produits du tabac dits « émergents » constituent un danger pour les populations. Et le professeur Abdou Aziz Kassé a alerté hier, lors d’un atelier d’orientation des journalistes en santé, à Dakar, sur cette problématique. Pour faire face à cette nouvelle donne, l’as- sociation Prévenir envisage de reprendre la loi anti- tabac de 2014.
« On s’est rendu compte qu’il y a des milliers de substances que l’industrie arrive à mettre dans le liquide utilisé dans la cigarette électronique. Ces deux produits dits émergents, si encore ils arrivaient à faire arrêter le tabagisme, passent encore. Mais si malgré tout cela, avec tous les détournements d’objectif, en y mettant des drogues si cela ne règle pas la dépendance à la nicotine, je crois que pour ces deux produits, la question ne se pose plus. Il faut les interdire au Sénégal », a plaidé Pr Kassé.
Le cancérologue prévient que si on ne régule pas le tabac chauffé avec l’industrie du tabac, « ce sont les Chinois, les Indiens, les Asiatiques jus- qu’au Moyen, Proche-Orient qui vont venir nous vendre du tabac brulé pour du tabac chauffé. L’industrie du tabac et le gouvernement du Sénégal ont intérêt à ce que le tabac chauffé soit régulé. » Donc, aujourd’hui, souligne-t-il, « il y a un besoin de retourner chez le parle- mentaire pour leur expliquer tout cela pour qu’il prenne ses responsabilités mais aussi le gouvernement », a dit le président de Prévenir ».
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