Économie

Le ministère du commerce et la Der/Fj mènent la communication auprès des acteurs

« Depuis des décennies, le secteur de la boulangerie est confronté à des difficultés énormes et une instabilité chronique qui freinent son élan », remarque le ministre en charge du commerce et des Petites et moyennes entreprises. Aminata Assome Diatta qui présidait hier, à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), un atelier de communication et de sensibilisation sur la nouvelle réglementation du secteur de la boulangerie rappelle que conscient de cet état de fait, le gouvernement du Sénégal a entamé depuis quelques années, à côté des acteurs, un vaste chantier de réformes du cadre réglementaire qui régit les activités dudit secteur.
Pour Mme Diatta ce processus a nécessité une démarche de concertation et de dialogue et la première étape de ce vaste chantier a été le décret n° 2019-2277 réglementant les activités de production, de distribution et de vente des produits de boulangerie et des pâtisseries au Sénégal. Ce décret et ces arrêts d’application, indique-t-elle, font partie des dispositifs réglementaires les plus importants adoptés dans ce secteur.
En effet, explique Mme le Ministre, ce nouveau cadre réglementaire a d’abord pour objectif de lever les blocages structurels que connaît le secteur pour le mener durablement vers des lendemains meilleurs. « Il vise à encourager une concurrence saine et renforcer l’attractivité des différents métiers qui tournent autour de la boulangerie », appuie-t-elle.

Avant d’ajouter qu’il vise à lutter contre les multiples disfonctionnements et mauvaises pratiques qui gangrènent le développement du secteur. « Afin de réussir cette politique de modernisation, la stratégie mise en place est portée sur l’interaction et le développement de partenariats en vue de réaliser au maximum des synergies générant un impact significatif sur le secteur de la boulangerie », rappelle le ministre qui n’a pas manqué de saluer l’implication de Der/Fj dans ce processus de modernisation du secteur de la boulangerie.

Pour sa part, Papa Amadou Sarr souligne qu’« au vue de la complémentarité de nos actions, nous avons un objectif commun de participer à accroître la contribution des jeunes et des femmes dans l’économie sénégalaise en facilitant l’accès aux opportunités qui se présentent à nous ».Pour le Délégué général à l’entreprenariat des femmes et des jeunes, dans la poursuite de cet objectif d’inclusion socio-économique, la Der/Fj s’est engagée dans la structuration des filières porteuses de l’économie sénégalaise et dans la valorisation des secteurs agricole et artisanal par l’accompagnement des acteurs et les différents corps de métier que ce soient l’agriculture, la pêche et l’économie numérique.

Dans le cadre spécifique qui nous réunit aujourd’hui, Papa Amadou Sarr fait savoir que sous l’autorité du président de la République et en collaboration avec le ministère du commerce et des Petites etmoyennes entreprises (Pme), et la Banque nationale pour le développement économique (Bnde), la Der/Fj a travaillé avec les acteurs du secteur et octroyé dans une première phase un financement global de 1 milliard 87 millions 657 mille 845 francs Cfa.
Et de détailler : « Ce financement a touché huit (08) régions du pays et concerné 44 boulangeries qui seront modernisées dans le cadre du programme national de financement et de modernisation des boulangeries. » Qui va permettre, d’après lui, d’accorder des financements de 10 à 50 millions pour avoir des boulangeries aux normes souhaitées.
Bassirou MBAYE
 

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